Madrid, 22 mars La frontière entre l'Espagne et le Maroc, fermée par la pandémie de coronavirus, rouvrira lorsque les conditions de santé et de sécurité le permettront et toujours d'un commun accord entre les deux pays, comme l'a déclaré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Le ministre, qui n'a pu préciser de date précise pour la réouverture de la frontière, a ainsi répondu aux questions soulevées à ce sujet par l'opposition au Sénat. Grande-Marlaska a rappelé que la fermeture du flux quotidien de personnes aux postes-frontières des villes autonomes espagnoles de Ceuta et Melilla, toutes deux en Afrique du Nord, était due au covid et « évidemment à un accord entre le Royaume du Maroc et l'Espagne ». Il a également profité de l'occasion pour souligner que des travaux sont en cours sur la modernisation de la frontière dans les deux villes, avec un système de « passage agile » pour les travailleurs frontaliers avec 52 postes et 16 kiosques à contrôle biométrique. Il a également souligné l'investissement de 68 millions d'euros que le gouvernement espagnol a alloué pour assurer la sécurité aux postes frontières de Ceuta et Melilla, qui subissent régulièrement des tentatives d'immigrants en situation irrégulière d'accéder au territoire européen depuis le continent africain. Le chef de l'exécutif espagnol, Pedro Sánchez, se rendra demain dans les deux villes autonomes, dix mois après son dernier voyage dans la région pour transférer son soutien aux autorités locales à la suite de l'entrée sur leur territoire de milliers d'immigrés sans papiers avec l'autorisation de la sécurité marocaine forces. La visite de Sánchez marque le début d'une nouvelle phase dans les relations avec le Maroc suite au changement de position du gouvernement espagnol sur le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole dont le Maroc revendique la souveraineté. Vendredi dernier, l'Espagne a annoncé sa décision de soutenir la proposition marocaine d'autonomie du Sahara, après avoir défendu pendant des années les accords de l'ONU visant à organiser un référendum parmi les Sahraouis, ce que le Maroc a toujours considéré comme inacceptable. Cette annonce est intervenue après près d'un an de tensions diplomatiques entre l'Espagne et le Maroc, suite à l'arrivée en Espagne en avril 2021 du leader indépendantiste sahraoui du Front Polisario, Brahim Gali, pour recevoir de l'aide dans un hôpital, qui est rentré en Algérie en juin. CHEF nac-ajs/annonces
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